La liberté, promesse du XXème siècle.
Par michel, mardi 4 mai 2010 à 23:54 :: Méthode de numérologie. :: permalien #60
"La "crise" est générale et les solutions qui viennent d'en haut seront inefficaces. C'est à chacun de nous de faire un travail intérieur de libération, et ensuite, de rayonner". Phrase écrite par Michel. Je me demande en quoi consiste "ce travail intérieur de libération" : Quelles sont vos recettes ? Question d'Irmeline du 3 mai 2010.
Bonjour Irmeline,
Non, il n'y a pas de recette! Et l'échec du XIXème et XXème siècle réside bien dans cette constatation.
Tout comme Mozart a mis un terme à la musique (en son temps), Picasso a terminé la peinture.
De Napoléon III à 1945, les Fraternités et les Maîtres en ésotérisme se sont considérablement développés, promettant le bonheur par le Progrès, et la Rédemption par la gnose et l'ascèse. Hélas! tout cela s'est écrasé au sortir de la Deuxième Guerre Mondiale.
En Europe occidentale, les Trente Glorieuses ont masqué le "manque" qui s'était installé en chacun de nous, et même en 68, ni Sartre vendant la "Cause du Peuple" bd St Germain, ni Aragon, juché sur un tonneau, ridicule et élégant, en face des PUF, bd St Michel, n'ont su exprimer ce gouffre qui s'ouvrait sous nos pieds.
Deux personnalités, cependant, ont essayé, confusément, de nous avertir :
le premier, Jean-Louis Barrault, rendant son tablier sur la scène de l'Odéon, dès le début des manifestations étudiantes, et , plus tard, le second, Jacques Lacan, en larmes sur son balcon, en train de se faire conspuer et virer, comme un mal-propre, par de jeunes sots qui, aujourd'hui, se prostituent à la télévision mais qui sont incapables d'opposer un démenti pertinent au brûlot de Michel Onfray.
Le "travail intérieur de libération" n'est pas nouveau : Après tous ces échecs, une des pistes encore envisageables serait la mise hors circuit de ces mémoires parasites que sont les "traces mnésiques", que, maladroitement, on appelle "engrammes".
C'était la voie sur laquelle s'engagea Freud, à l'époque où il pratiquait l'hypnose.
Mais, en raison des faibles résultats obtenus, du fait de l'impossibilité d'expliquer les "faux-souvenirs" , et surtout pour couper l'herbe sous le pied de son concurrent direct, le psychiatre français Pierre Janet (inventeur du "subconscient"), Freud créa de toute pièce -dans l'urgence- un "inconscient" fondé sur le "refoulé".
Mais, pourquoi faut-il reprendre les premiers travaux de Freud et s'attacher à rendre inoffensifs nos "traces mnésiques" parasites?
Parce que, grâce aux neurosciences et à l'imagerie médicale qui a enregistré dans le cerveau une décharge électro-chimique au niveau de l'amygdale, nous savons, maintenant, que nous travaillons sur du "réel" et non sur de l'idéologique.
Une "trace mnésique" parasite peut être la cause d'un comportement incompréhensible, illogique, qui va à l'encontre de nos propres intérêts (d'où les échecs à répétition et les multiples situations d'inadaptations).
Essayer de retrouver cette mémoire parasite et la désamorcer permet à l'individu de vivre et d'agir selon sa vraie nature. De retrouver enfin sa vraie liberté.
Michel
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