Georges Simenon. Numérologie.
Par michel, lundi 31 août 2009 à 00:34 :: Approche du nombre :: permalien #54
Vous ne regarderez plus jamais un Maigret comme avant!
Nous avons déjà signalé, dans un autre article, que Georges Simenon avait deux dates de naissance, l’une réelle (le 13/02/1903), l’autre, officielle, (le 12/02/1903). C’est sa mère qui, par superstition, ne voulut pas déclarer l’enfant un vendredi 13 !
Nous avons vu, également, que le numérologue devait prendre la date officielle figurant sur l’état civil (le 12) et non, comme l’aurait fait l' astrologue, la date réelle (le 13).
Voyons, par une très brève étude numérologique, quels sont les effets de ce choix.
Prenez un papier et un crayon, et survolons ensemble son thème. Nous partons de : « Georges Simenon, 12/02/1903, écrivain ».

Prénom et Nom. Nb actif : 4/40 Nb héréditaire : 8/35 Voyelles : 9. (7 au prénom, 2/20 au nom). Consonnes : 3/12. (6 au prénom, 6 au nom). Expression : 3/12
Date de naissance (12/02/1903). Chemin de vie : 9/18 Réalisation (Jn + Mn) : 5/14.
Inclusion : 2, 3 et 8 sont karmiques.
2 0 0 1 5 2 2 0 2
Coup de pot ! L’Expression a pour valeur « 3 », nombre idéal pour désigner un écrivain populaire et à succès. (On est sur la bonne voie). De plus, le s/nb 12 (3/12) suggère que son œuvre est une œuvre complète, fermée, totalisante, originale. Il faut entendre par là , qu’il y a un « style Simenon », bien reconnaissable.
L’Actif : « 4 », nous renseigne sur sa façon de travailler. Simenon est un homme de méthode, pointilleux et scrupuleux.
Le s/nb 40 (4/40), nous précise même que ses livres sont écrits avec un rituel rigoureux, auquel Simenon s’astreint, aux limites de la névrose. Il faut voir ces rituels prégnants comme une planche de salut, comme une condition de survie, car, confusément, il a une peur panique d’une « défaillance », vécue comme une tare héréditaire (Le nombre d hérédité 8 est karmique).
Il faut voir aussi dans ce 8 karmique à l’Hérédité, un rejet de son éducation, un rejet de la morale bourgeoise :
Son œuvre, à l’instar de Gide et de Mauriac, est une dénonciation des travers des différentes classes de la société.
Ce rejet de la morale bourgeoise, s’exprime, très tôt, par une sexualité transgressive.
Cette sexualité luxuriante est mise en évidence par le « 5 » de la case 5 de l’inclusion, renforcé par le « 5 » de la Réalisation, le « 2 » de la case 6 (dominé par les sens) et les deux « 6 » qui forment le nb des consonnes (3/6-6). C’est le profil type des habitués de maisons closes.
Mais le karmique du « 3 » des consonnes, aggravé par le vide de la case 8 (8 karmique à l’Hérédité), laisse craindre une sexualité égoïste, sans partage, et « rapide ». Cette absence de partage est confirmée par le vide de la case 2 de l’inclusion.
Cette case 2 nous renvoie bien sûr à la « mère », ou plus exactement à la relation mère / fils.
Et là , on est un peu effaré : le « 2 » des voyelles du nom (voyelles : 9/7-2k) est karmique (case 2 vide), la case 1 est squattée par un « 2 », la case 5 de l’inclusion du prénom l’est également par un « 2 » : manifestement l’enfant Simenon a un gros problème avec sa mère, ou plus exactement avec « ce que représente » sa mère. Et hélas, le s/nb 20 (2/20) peut nous faire penser à de la haine.
Cette haine, nichée au plus profond de l’inconscient (2 en case 7), a peut-être pour explication la modification, par la mère, de sa vraie date de naissance.
En changeant la date, sa mère l’a empêché « d’être un homme » (symboliquement parlant). En effet, sa mère lui retire un chemin de vie « 1 » (13/02/1903), pour lui donner à la place un chemin de vie « 9 » (12/02/1903), totalement désindividualisé. N’est-ce pas là l’ultime castration ?
Que nous dit ce chemin de vie « 9 » ?
Il nous parle de l’ « Ailleurs », de la négation de l’ego, de la prévalence de l’environnement sur l’individu.
Par exemple, tous les Maigret, (loin d’être une énigme à résoudre, comme chez Agatha), ne sont que la relation, l’histoire, d’un lent processus d’envahissement d’un individu par son environnement.
Les murs gris et lépreux d’une ville sous la pluie, prolongent leurs fissures dans le cœur du personnage.
L’homme est le produit de son environnement.
La symbolique du chemin de vie « 9 » correspond exactement à cette situation de l’Homme qui –existentialiste- doit se construire lui-même une raison de vivre.
Simenon, de part son chemin de vie "9", renforcé par le « 9 » des voyelles, s’intéresse –très sincèrement- à la condition humaine. Mais pas à la condition de ses voisins ! Voisins qu’il ignore, qu’il méprise, parce que trop près, trop rapprochés. C’est ça, le 9.
Ce « 9 » de l’Ailleurs a pour moteur le « 5 » du changement, si développé chez Simenon.
Toujours aller ailleurs, changer d’endroit, se déplacer, déménager, cet homme ne reste pas en place ! Mais, sans bouger (intérieurement).
Comme les escargots, il transporte sa « maison » sur le dos (machines à écrire, objets familiers, rituels, T.O.C…).
Qu’il soit à New-York, à Paris, en Suisse ou en Belgique, c’est strictement le même homme. Il est « fixe » (1 en case 4, 4/40 en Actif) dans cette ronde endiablée.
Idem pour ses personnages : Le Maigret de New-York est interchangeable avec le Maigret des bords de la Sandre.
Pour Simenon, l’humain –qu’il traque sans cesse- est le même. Simenon est l’anti-touriste par excellence (le touriste est celui qui guette les différences entre deux pays et qui en jouit).
Alors, pourquoi tous ces déménagements ? Pour s’imprégner (le 2 de la case 1) des environnements, des images, des accents, des couleurs.
Simenon est une éponge. La réalité le pénètre littéralement (le 2 de la case 6, allié aux 6 des consonnes (3/6-6) et elle ressortira, beaucoup plus tard, suintante et lépreuse, de sa machine à écrire.
Michel
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